... des désordres qui surgissent sur leurs plantations.
J'ai souvent lu ou entendu que, si leurs végétaux étaient attaqués par diverses maladies ou prédateurs, c'était parce qu'ils souffraient d'un mode de culture inadapté. Je ne le nie pas, c'est parfois vrai... mais pas toujours. Seuls les jardiniers dont les végétaux ont subi une calamité quasi incontrôlable sur leurs cultures me comprennent d'emblée.
Quant aux autres il faudrait les convaincre. Est-ce possible ?
Par ce billet, je voudrais déculpabiliser tous ceux qui malgré les soins qu'ils apportent à leurs plantes ont eu à déplorer des pertes ou des dégâts sur les végétaux qu'ils cultivent avec soin.
J'ai récemment beaucoup parlé de la pyrale du buis. Même s'il y a eu quelques reportages, je suis très étonnée du peu d'écho médiatique concernant ce fléau. Pour ma part, mes buis semblent sauvés pour cette année, mais les autres ? J'ai quand même trouvé çà et cela se passe au jardin du Luxembourg à Paris !
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mardi 24 septembre 2013
vendredi 30 août 2013
Pyrale du buis... fin provisoire !
10 jours après le dernier traitement avec Bacillus thuringiensis , et inspection minutieuse de chaque buis, je ne trouve pas de chenille de Diaphana perspectalis. Par ailleurs, les nymphes de ces bestioles, camouflées dans des cocons de soie ne semblent pas avoir survécues !
Néanmoins, je ne suis pas tranquille, je surveille chaque jour, l'état des buis, leur croissance éventuelle.
Plusieurs de mes voisins sont inquiets car leurs buis ont subi la même attaque ! A suivre attentivement.
lundi 19 août 2013
Pyrale du buis... la suite
Voici la coupable.
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Après enquête sur la toile, j'ai appris que cette chenille exotique n'a pas de prédateur naturel. Il fallait donc utiliser d'autres moyens.
Certains préconisaient l'utilisation de la bactérie bacillus thuringiensis, mais je lisais aussi que son efficacité était limitée aux petites chenilles, d'autres l'utilisation de pyréthrinoïdes de synthèse similaire aux pyréthrines, ces insecticides naturels émis par les pyrèthres et autres plantes de la même famille.
Une visite à la jardinerie du coin s'imposait. J'y rencontrais des jardiniers amateurs désemparés, dépassés par la rapidité de destruction de leurs buis et un vendeur fortement sollicité sur ce sujet cette année. Il conseillait bacillus thuringiensis, un avis partagé par les jardiniers de l'arboretum de Châtenay Malabry, où les nombreux buis, très anciens, joliment taillés en moutonnement sont également menacés.
Il est clair que l'Ile de France est gravement atteinte cette année, et pourtant, hormis dans les jardineries, personne n'en parle !
J'aime mes buis, ils structurent joliment mon jardin. Certains ont près de 20 ans et je n'aimerais pas être obligée de m'en séparer. J'ai donc suivi les conseils glanés ci dessus et j'ai commencé la lutte.
Aujourd'hui, 3 jours après, beaucoup de chenilles sont mortes mais j'en encore repéré 4 à 5 vivantes par buis, que j'ai écrasées,
La guerre n'est pas gagnée ! Il faut rester très vigilant, car il semble bien qu'une fois installée, la pyrale est très difficile à éradiquer !
jeudi 8 août 2013
Attaque éclair
Que s'est -il donc passé sur mes buis? Hier ils étaient encore apparemment en forme ...
et 24 heures après voilà comment je retrouve l'un d'eux !
complètement défolié !
En regardant de plus près, j'ai découvert le coupable .... Il s'agit de la chenille d'un papillon nocturne Diaphana perspectalis, originaire d'Asie orientale
et observé pour la première fois en Allemagne en 2006.
Il aurait été introduit en Europe par des importations depuis la Chine. Encore une conséquence de la mondialisation !
Curieusement, il est spécifique des buis, le hebe d'à coté ne semble pas atteint.
J'ai fait, bien sûr, un examen approfondi des autres spécimens et je l'ai retrouvé partout ; pour l'instant, les chenilles sont logées au coeur de l'arbuste, au sein d'un entre-las de fils de soie et de déjections peu ragoutantes. C'est très inesthétique, et puis, le buis étant un arbuste persistant à pousse lente, les dégâts ne sont pas près de disparaître !!
Je ne suis pas ravie : ces bestioles sont très voraces j'ai lu que chaque chenille pouvait dévorer 45 feuilles ! De plus les arbustes ainsi fragilisés sont plus sensibles aux maladies fongiques !
Apparemement il n'est pas simple de s'en débarrasser. La lutte biologique consiste d'abord à enlever les chenilles et les écraser à la main Beurk ! Il va bien falloir trouver une solution. Je cherche !
Surveillez vos buis car la pyrale du buis est redoutable !
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