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vendredi 6 janvier 2012

Couleurs à Marrakech


Il y a longtemps que je voulais vous parler de ce jardin, découvert il y a quelques années, tant l'impression qu'il m'a laissé est toujours aussi vive. Certes, le contraste entre la pétulance, le bouillonnement de Marrakech et la fraîcheur, la quiétude du lieu avec ses fontaines, bassins, vasques, ses chemins ombragés ses bancs est saisissant.

Surprenant aussi ces bambous, tellement inattendus sous ces climats.
Tout comme les collections extraordinaires de cactées, palmiers, lotus, nénuphars, et autres plantes rares patiemment rapportées des 5 continents par le peintre Jacques Majorelle, propriétaire des lieux au début du 20 e siècle.

Le jardin Majorelle, c'est certain, a quelque chose de très différent du jardin arabe classique. Loin de s’inscrire dans un schéma orthogonal, il est constitué de droites et de courbes entremêlées, qui favorisent la découverte et la flânerie. On y trouve peu de plantes utilitaires mais encore ? ...

... le plus étonnant n’est pas là : il est dans les couleurs des matériaux, totalement étrangères aux couleurs locales. Le peintre Majorelle a délibérément oublié les ocres, les terres, l’azur marrakchi, pour peindre ses vasques, pots de fleurs, fontaines, portiques en bleu violent devenu le bleu Majorelle (bleu Cox), instillant de ci de là des verts véronaise, ou des jaunes acide, totalement inconnus de l’espace marrakchi.


Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille : Paysages et jardins méditerranéens » Editions Samarakandi, Presses universitaires du Mirail.

samedi 8 octobre 2011

Un jardin à découvrir

On peut passer devant le portail sans se douter une seconde que se cache derrière ces anciens corps de ferme limousins un foisonnement de plantes et de scènes toutes plus extraordinaires les unes que les autres. On y devine le travail acharné de la jardinière qui, toute l’année, sème, plante, taille, depuis presque 10 ans.
La partie la plus romantique à mon sens, se trouve à l’est  sur un talus  en forte pente, dans le jardin dit « d’en bas ». Situés au ras des fenêtres, les massifs découvrent les prairies environnantes et se déclinent le long d’un sentier étroit qui serpente le long de vivaces, de rosiers, de nombreuses clématites (environ 100 variétés), et bien sur d’arbustes tels que cornus et viburnum.
Il faut franchir une partie engazonnée et passer derrière une ancienne grange pour découvrir une atmosphère complètement différente. Ici, sur presque 5000 m2, quasiment plats, règne l’abondance, la diversité et la beauté végétale dans un mélange harmonieux de larges plates-bandes bien alignées et d’un joli fouillis de vivaces, ponctué d’arbres et d’arbustes découverts au fil de  rencontres d’autres jardiniers, de pépiniéristes, de fêtes de plantes, de lectures, de voyages…



Alors évidemment,  il a fallu tâtonner, déplacer, sacrifier, planter à nouveau, et même si la tâche parait parfois ardue, on reconnaît dans les yeux et les paroles de la jardinière la passion qui anime tous les amoureux des plantes et des jardins.
Il existe une 3e partie à ce jardin, inconnue aussi à qui ne s’aventure pas au-delà du visible, c’est un magnifique potager qui ravive de doux souvenirs d’enfance et réveille inéluctablement la gourmandise.



lundi 16 août 2010

Promenade en juillet dans les jardins de Viels Maisons

On se sent  bien dans ce jardin  Est-ce la fraîcheur du sous-bois, la douceur du relief  légèrement vallonné ?
Est-ce l’omniprésence des sièges qui invitent à se reposer, observer, méditer, écouter, sentir ? Est-ce l’harmonie qui se dégage des différentes compositions paysagères ? Ou encore les couleurs, qui se déclinent en délicats camaïeux tant dans les végétaux que dans le mobilier de jardin ?
 
Un peu tout cela sans doute et quelque chose d’indéfinissable qui font que, c'est certain, que je reviendrai…
Si vous voulez en savoir plus : Les jardins de Viels Maisons

vendredi 23 juillet 2010

Les jardins du musée Albert Kahn


Havre de paix aux portes de la capitale, les jardins d’Albert Kahn forment un paysage enchanteur composé de plusieurs tableaux façonnés par l’architecte paysagiste Achille Duchêne dès la fin du XIXe siécle. Le jardin japonais, quant à lui, a été complètement revisité en 1990 par Fumiaki Takano. C’est une merveille de délicatesse et de perfection qui rend hommage à la passion qu'avait Albert Kahn, pour l'extrême Orient et plus particulièrement le Japon.


Peu de monde en ce jour caniculaire, si bien que j’ai pu circuler tranquillement dans les allées, et admirer à chaque détour des scènes savamment orchestrées, des arbres taillés en transparence, des formes douces et harmonieuses, propices à la méditation.

...avec l’eau omniprésente

...et ici une jolie association d’helxine et d’ophiophogon nigrescens


Si vous voulez en savoir plus : Jardin japonais contemporain Albert Kahn


mercredi 14 juillet 2010

Les jardins du Clos Joli


Il existe un jardin situé à environ 100 km à l’est de Paris qui m’a laissé un souvenir impérissable. C’était un 9 juillet, et malgré  la chaleur qui régnait ce jour là, le charme a opéré. Certes, ce jardin est une merveille de poésie,  mais il est aussi transcendé par la propriétaire, Françoise Radet-Mannerkorpi  extraordinaire de gentillesse, de disponibilité, de spontanéité et d’humour. J’en souris encore : merci Françoise !
Pour en revenir au jardin, c’est un jardin foisonnant, aux couleurs douces, inondé de  fleurs, surtout de rosiers. Ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas ma tasse de thé, toutefois, dans ce lieu magique...c'était différent  !
Des arbustes, des bambous, beaucoup de vivaces, de superbes clématites…
Et ici, par exemple, une  association heureuse de phlox et de sedum.
Ce jardin est assez indescriptible, tant il est riche. Allez-y ! Les jardins du clos joli

jeudi 11 février 2010

L'hiver n'en finit plus

L’hiver n’en finit plus cette année. Le parc de Sceaux, un de ces fameux parcs dessinés par Le Nôtre en région parisienne était quasi désert aujourd’hui. Deux ou trois joggeurs, un chien et son maître guère plus. Mais toujours beaucoup d'allure.




Seules, bien visibles dans la grisaille du jour, les perruches avec leur beau plumage vert pomme jouaient les vedettes. Etonnant spectacle que ces oiseaux « exotiques » trouer le ciel, malgré le vent glacial qui soufflait aujourd’hui entre 2 flocons.



samedi 26 décembre 2009

La Vallée aux Loups en hiver

Pas de loup dans cette vallée, du moins plus aujourd’hui… Mais un îlot de verdure à 2 pas de Paris, qui réjouira les férus d’histoire, de nature et de botanique. Jouxtant le Parc boisé, la maison de Chateaubriand et l’Ile verte, l’arboretum est un lieu privilégié pour les dendrologues, amateurs éclairés ou simples promeneurs. Encore peu fréquenté, on peut dorénavant le visiter toute l'année sans bourse délier.

Il compte plusieurs arbres remarquables et des réalisations très intéressantes de jardins à thème. Aujourd’hui 25 décembre, sous un soleil timide, j’ai pu y admirer les arbres dans leur nudité découvrant écorces et ramures, les reflets dans les rivières et autre plans d’eau gelés. Une trêve bien agréable au milieu des fêtes obligées de fin d’année.
Le plus célèbre, le cèdre pleureur du Liban, planté en 1895 couvre 680 m2. Ce pied est mère, par bouturage, de tous les cèdres pleureurs existants.

On aperçoit, ci-dessous à gauche, le quercus mirsinifolia à feuilles persistantes, un des plus beaux spécimen européen.


Ces pneumatophores appartiennent au taxodium ascendens Brongn. ‘nutans’ impressionnant !