
Il y a longtemps que je voulais vous parler de ce jardin, découvert il y a quelques années, tant l'impression qu'il m'a laissé est toujours aussi vive. Certes, le contraste entre la pétulance, le bouillonnement de Marrakech et la fraîcheur, la quiétude du lieu avec ses fontaines, bassins, vasques, ses chemins ombragés ses bancs est saisissant.
Surprenant aussi ces bambous, tellement inattendus sous ces climats.
Tout comme les collections extraordinaires de cactées, palmiers, lotus, nénuphars, et autres plantes rares patiemment rapportées des 5 continents par le peintre Jacques Majorelle, propriétaire des lieux au début du 20 e siècle.

Le jardin Majorelle, c'est certain, a quelque chose de très différent du jardin arabe classique. Loin de s’inscrire dans un schéma orthogonal, il est constitué de droites et de courbes entremêlées, qui favorisent la découverte et la flânerie. On y trouve peu de plantes utilitaires mais encore ? ...

... le plus étonnant n’est pas là : il est dans les couleurs des matériaux, totalement étrangères aux couleurs locales. Le peintre Majorelle a délibérément oublié les ocres, les terres, l’azur marrakchi, pour peindre ses vasques, pots de fleurs, fontaines, portiques en bleu violent devenu le bleu Majorelle (bleu Cox), instillant de ci de là des verts véronaise, ou des jaunes acide, totalement inconnus de l’espace marrakchi.

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille : Paysages et jardins méditerranéens » Editions Samarakandi, Presses universitaires du Mirail.













